Résistances intellectuelles : Les combats de la pensée critique

Résistances intellectuelles : Les combats de la pensée critique

Nicolas Truong

Language: French

Pages: 245

ISBN: 2:00357457

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Trente et un penseurs, parmi lesquels Jacques Derrida, Françoise Héritier, Edgar Morin, Jean-Luc Nancy, Michel Onfray ou encore Jacques Rancière, pour comprendre les errements et les raisons d'espérer d'une planète convulsée. Dix-neuf entretiens et débats avec les intellectuels les plus engagés dans la réflexion sur le temps présent dressent un état des lieux des questions qui taraudent notre modernité. Issu du Théâtre des idées, cycle de rencontres intellectuelles du Festival d'Avignon (2004-2012), ces dialogues singuliers s'attachent à faire vivre l'esprit critique, cette faculté de juger, de soumettre la réalité sociale, artistique ou politique au tamis du jugement argumenté, qu'il soit sérieux ou ironique, virulent ou tempéré. Des très actuelles "résistances intellectuelles" qui esquissent ce que pourrait être un service public des idées, c'est-à-dire un accès direct, libre et partagé à l'intellectualité.

Stages on Life's Way (Kierkegaard's Writings, Volume 11)

Antonin Artaud: The Scum of the Soul (Palegrave Studies in Modern European Literature)

The Routledge Companion to Aesthetics (3rd Edition)

A Tractate on Japanese Aesthetics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1986, Élisabeth Badinter, dans L’un est l’autre, ne préconisant rien de moins que l’« éradication du désir », annonçait que � la passion est en voie de disparition, le vertige sensuel aussi ». Voilà qu’au nom de l’égalité des sexes, la sexualité se trouve remise à sa place. Ce que ne vient nullement contredire l’étonnante inflation sexuelle qui semble envahir tous les modes de représentation, livres, journaux, films… dont aujourd’hui le réalisme consternant a pour effet d’indifférencier les

continue de se manifester à travers le désir ou le rêve. Alertant êtres et choses de fond en comble, elle peut avoir un pouvoir d’ébranlement considérable. En 1957, évoquant la passion amoureuse comme source de représentations infinies, Hans Bellmer parlait de ces � instants de solution » au cours desquels � la durée d’une étincelle, l’individuel et le non-individuel sont devenus interchangeables et la terreur de la limitation mortelle du moi dans le temps et dans l’espace paraît annulée. Le

place dans une situation dans laquelle aucun État souverain ne s’était trouvé auparavant. C’est le dernier nom de la dernière forme, c’est l’emblème de quelque chose qui est derrière nous. Honnêtement, je ne peux pas partager l’idée de la nécessaire résurrection de rites républicains. À Strasbourg, où je réside, a été instauré par Catherine Trautmann, lorsqu’elle était à la mairie, un � baptême républicain », qu’un certain nombre d’enfants ont reçu… Nicolas Truong. – Ce baptême républicain ne

impossible de faire du théâtre sans spectateur, et pourtant on aimerait s’en débarrasser ; pourquoi ? Jacques Rancière. – Le spectateur est supposé victime de l’illusion théâtrale. L’idée brechtienne d’apprendre à voir, à s’affran­chir de l’apparence, même si elle se réclame du marxisme, remonte à Platon. Le spectateur serait passif et se satisferait d’une action illusoire qui lui ferait oublier que le monde objectif est le produit de notre activité. Comment, dès lors, le passif peut-il devenir

travaillais alors déjà ont constitué, au fond, l’élément de refoulement de Lanzmann. Nicolas Truong. – En quel sens cela vous conduit-il à travailler à une politique de l’image et de l’imagination qui repose sur la distinction entre prendre parti et prendre position ? Georges Didi-Huberman. – Comme tout un chacun, je subis de plein fouet l’usage courant ou immonde des images. J’ai parlé de ma passion primitive à leur encontre, mais quand je vois des types poser fièrement devant un homme noir

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